Auteur: Lykhyanah
• Lundi 26 décembre 2011

Oyé Oyé !

Voici enfin les magnifiques participations au concours de Nowël ! Pour mémoire, voici la déclaration de la cheffe suprême qui lança un jour cette affaire :

La marmotte est un mammifère fouisseur de l’ordre des rongeurs, du genre Marmota. Son poil peut être brun, noir, marron. Elle a un corps trapu, les oreilles rondes. La marmotte a des membres courts et puissants avec une longue queue. Sa taille est de 46 à 66 cm et elle pèse de 2 à 9 kg.
La marmotte est caecotrophe, c’est-à-dire qu’elle digère deux fois ses aliments en ingérant certaines de ses propres crottes.
La marmotte hiberne presque 6 mois. En automne elle mange énormément pour constituer les réserves de graisse qui lui permettront de survivre. Pour ne pas brûler ses réserves trop vite elle vit au ralenti. S’il fait moins de 3 °C sous terre, la marmotte doit se réveiller et bouger pour ne pas mourir de froid.

Vous l’aurez compris, notre blog se prend pour une marmotte. A l’exception, peut-être, de son mode alimentaire. Noël approche, traînant dans son sillage des températures polaires. La marmotte DOIT se réveiller afin de ne pas mourir.

Et c’est ce qu’il va faire ! En ouvrant paresseussement un oeil, puis, en cas de probante réussite, le deuxième. Etirant ensuite son petit corps, avant d’agiter ses mignonnes petites oreilles. Le blog… EST DE RETOUR !

Sorti de son hibernation, il a grande faim d’articles. C’est pourquoi, moi, grande cheffe meneuse – la blondasse, pour certains – ait décidé de vous convier à un petit concours.

Le thème est, évidemment, la marmotte Noël.

Votre participation peut prendre la forme d’un texte court, d’un poème, d’un texte en plusieurs chapitres, d’une BD, d’un dessin simple, d’un texte illustré, d’une chanson… donnez-libre cours à votre imagination !

Une catégorie a été créée exprès pour l’occasion afin de pouvoir retrouver facilement les participations. Laissons enfin la place au jury qui se montrera juste et impartial comme il se doit !

Auteur: Lykhyanah
• Lundi 26 décembre 2011
LA MARMOTTE ET LE BLAIREAU.

La marmotte, ayant sifflé

Tout l’été,

Réalisa brusquement

Que Juillet eu fait son temps.

Il était donc temps pour elle

Malgré les dangers réels

Tout en affrontant la nuit

De faire ses stocks de survie.

La période d’hibernation,

Approchant tel l’étalon,

S’alimenter de ses membres,

Avant la fin Septembre,

Elle devait pour subsister

Et retrouver son terrier.

Elle grignota sans arrêt,

Se concocta de petits mets

Hors de ses grands souterrains

Tout en gardant l’air serein.

Le mois vint vite à son terme

La marmotte, repue et ferme,

Avait mangé bien assez

Pour dormir jusqu’à Janvier.

Au moment de regagner

Ses galeries élaborées ,

Un problème se déclara :

Elle hurla avec tracas,

L’excès de plantes et de vers

L’avait, sans s’en rendre compte,

Transformée en mastodonte

Ne pouvant plus s’introduire

Dans son magnifique empire.

Désespéré, le rongeur

Sans crainte, sans vergogne, ni peur,

Sonna à la porte fermée

Du puissant mustélidé,

Et bien plus précisément

Le blaireau, un proche parent.

La bête, tapis loin sous terre,

Lui demanda de se taire.

La marmotte, sans son abris,

Fit donc appel à Goldie.

D’un coup de baguette magique,

Avec classe et charme elfique,

Déracina le goujat

Et enfin lui présenta

La « Marmota Marmota »

Pour partager l’habitat.

Le « Meles Meles », surpris,

Partagea alors son lit.

La marmotte et le blaireau

Formèrent un joli duo

Et de cette union naquit

Un vil disciple Iop, qui

Nous aurait toujours menti.

L’histoire vécue par Goldie,

Ou la Majestueuse et Grande

Comme l’affirme la légende,

Est belle et bien véritable ;

Ce iop, comme le dit la fable,

Est donc mi-Mustélidé,

Le reste, vous vous en doutez.

Auteur: Lykhyanah
• Lundi 26 décembre 2011

Elle n’était qu’une femme, Nowel n’était qu’un nom. Mais il était un mot pour qui Nowel était une fête.

Elle ne l’aurait jamais cru . Que ce jour, celui qui se veut être célébré dans la joie, et qui pourtant ne l’a jamais été, sera. Que ce jour ne serait plus jamais anodin. Que ce vent perfide qui lui soufflait autrefois toute l’amertume d’une vie sans couleurs allait la transporter si haut que des larmes seraient factices pour exprimer sa transcendance.

Elle ne l’avait jamais connu. A vrai dire, elle n’avait jamais connu personne. Mais lorsqu’elle l’aperçut, toute beauté d’antan fut splendeur fanée. Tous les délices dont elle se délectait autrefois n’éveillerait en ce jour spécial que sa plus placide attention. Comme l’adulte qui se souvient de son enfance où, exalté, il voyait sous le sapin une myriade de cadeaux, tout en sachant que, cette excitation, il ne connaîtra jamais plus. Car les gens changent, et aujourd’hui, en ce jour de Nowel, elle a changé.Tout a changé lorsqu’elle l’a aperçut. Les circonvolutions du destin l’ont enfin menées en ce jour glorieux. Celui qu’elle attendait en secret depuis tant d’années maintenant – ses rides en témoignent-. Les gens rêvent de cette rencontre spéciale toute leur vie avant qu’elle arrive. Elle a rêvé toute sa vie et voilà maintenant qu’elle se finit.

Elle lui a tendu les bras, à cette rencontre. Elle l’a embrassé comme une mère à son fils oublié. Et ensuite, ce baiser transcendant. Les vents d’hiver ont pénétrés ses poumons fatigués comme un éclat de fraîcheur. Ses yeux se sont dilatés pour regarder ensuite lentement cette blancheur gelée prendre possession de son corps. Elle était si pure, si immaculée que sentir ses battements de coeur ralentir peu à peu la fit tressaillir une dernière fois. Elle sourit lorsqu’elle s’ouvrit totalement à lui. Elle était immobile au milieu de la candeur de ces lieux, enlacée par lui. La mort, elle était sien.

Auteur: Lykhyanah
• Lundi 26 décembre 2011

Fini les hirondelles,
Le printemps est passé
L’hiver fait son entrée !
Bonjour au père Noël !

Quoi de plus joyeux,
Que la fête des gens heureux ?
Pourquoi se prendre la tête ?
Laissons tomber les impôts, les dettes !
Venez avec nous pour vous égayer.
Joignez vous à nous, pour nous amuser.
Oubliez pendant un instant vos problèmes
Envolés les tracas, les peines !

L’heure est venue de déballer les cadeaux
Car même si ça se reproduira dans l’avenir
Ce jour laisse toujours des souvenirs
Dans la tête de nos petits marmots.

Auteur: Lykhyanah
• Lundi 26 décembre 2011


L’île était prête à les accueillir. Le temps des fêtes était venu. Le sol immuable, immaculé de blanc sans une trace, laissant la neige seulement posée, et qui serait bientôt témoin des milles pas fait des nouveaux arrivants, comme des empreintes d’un hiver mémorable… L’île de Nowel rouvrait ses portes.

Le premier descendre, sans aucun doute le mois le plus attendu. Symbole de la fête, des cadeaux, de sapins ornés de boule argentées, blondes, cyans, magentas.
Hector Nowel avait embarqué les premiers volontaires et le long bateau de bois à la voile rouge et blanche amarrait sur l’île. Le temps des festivités joviales commençait. Hector Nowel s’exécutait déjà à sa tâche, et emmenait des centaines de voyageurs.

Le père Nowel, était le personnage attendu pour un discours à la place de l’île de Nowel. Des guirlandes enjolivées de hochets de gobelins fluorescents décorées la place, les glutins les plus populaires étaient présents pour animer la journée et amuser les enfants. L’île quant à elle s’apparentait à la beauté sans fin de jardins féériques, des Crocs Glands à poil blanc se roulaient déjà sur le sol et les oisillons se réchauffaient dans leurs nids éphémères du haut des cheminés fumantes des maisons qui cherchaient un peu de chaleur. Cette journée allait être merveilleuse et cette année, bercée par les chants de la troupe Mini’Nuit qui était là pour l’occasion. On pouvait voir en arrière-plan la fumée jaillissante et annonciatrice d’offrandes, c’était l’atelier déjà en marche cette année, ce qui laissait présager un nombre de cadeaux incalculable. Tout était prêt.

Le père Nowel arrivait, la foule retint son souffle quand ce dernier descendit de son traîneau tiré par huit cerfs laissant apparaître son éternel tunique rouge et blanche. Derrière lui, la mère Nowel, et enfin, leurs assistantes, la renommée Pimprenelle Pioul’bleu, sans doute appelée de la sorte pour son immortelle plume de piou bleu tenant sa chevelure grisâtre d’enutrof usée par le temps.
Il montait l’estrade et inspirait profondément pour prononcer les premiers mots de son discours sur l’ouverture de son île, les joues rosées par le froid :

[…]

Le drame eu lieu, sans qu’on eut le temps de la voir, une flèche pourpre venait transpercer le cœur du Père Nowel, son visage prêt à insuffler le bonheur se transforma pour mimer la crispation de la douleur, la vie le quitta, au même moment où commencèrent à briller tels des joyaux ses yeux … Tombé, il ne pouvait plus bouger, immobile sur le sol, comme pétrifié, son sang se glaça, il devint bleuté. Effondrée, la mère Nowel s’agenouilla pour lui venir en aide, mais en quelques minutes, il n’était plus. Le poison de la flèche se faufilait à une vitesse folle en lui jusqu’à la mort. Allongé dans la neige, laissant derrière lui une giclée de sang sur la neige marquant l’impact de la flèche dans son abdomen. Lui soulevant la tête dans un dernier moment de tristesse, elle l’entendit murmurer dans un dernier souffle … « J’ai froid… ». De ses yeux si sincères coulèrent de chaudes larmes, des larmes amoureuses, de peine venant s’écraser sur le corps froid du cadavre. On pouvait voir une femme touchée par la perte d’une passion fusionnelle, touchée par la perte d’un bout de son âme, soulevée une éreintante peine, lourde de cœur, une femme âgée, qui à présent, n’avait plus que la tristesse de la vie à venir à affronter dans la solitude totale, laissant la seule perspective d’un avenir tel le le néant d’un cœur à présent vide. L’étincelle de ses yeux avait disparue.

La foule hurlait et était prise d’une incompréhension, qui, mais qui eut avantage à assassiner le père Nowel d’une façon aussi cruelle ?

Devant un tel acte, l’île de Nowel se retrouva contrainte de fermer ses portes, laissant derrière elle ses cadeaux, ses paquets, son mythe. Hector Nowel, le visage fermé renvoya dans l’heure qui suivit tout le monde sur la terre chaude, clôtura le portail de l’île, et avec lui, tout espoir de vivre ce mois de descendre et l’assassinat si violent, public, sans cœur du désormais regretté Père Nowel.

En un peu moins d’un mois, la nouvelle avait fait le tour du monde des douze, même le mythique Dark Vlad de la forêt maléfique d’Amakna avait eu vent de cette tragédie et le monde s’émut, une minute de silence fut imposée, trois jours après, dans le monde des douzes, et les Dragonnets des Osamodas des quatre coins de la carte crachaient tous leurs flammes vers le ciel au même moment, symbole de reconnaissance et de deuil.

Une jeune eniripsa répondant au nom d’Elya, jusqu’à présent sculpteuse de baguette dans un quartier nécessiteux de Bonta, venant en aide aux plus démunis exécutait sa première expédition le premier descendre. Elle fut témoin du meurtre. Comme le reste des aventuriers, expulsée elle aussi sur la terre chaude. Elle se logea dans une bourgade de Madrestam sentant une odeur nauséabonde de marée et dont la décoration se limitait à des kralamoures empaillés sur les murs posés sur un papier peint bleu océan enduit de crasse pouilleuse et de coulures de saletés. Une fois devant sa porte de chambre dont le numéro 7 était renversé tapit dans l’ombre, une voix discrète se fit entendre :

« Mon enfant… Mon enfant… »

Prise de peur, elle sorti sa baguette prête à se défendre et lançant d’un ton assuré « Qui est là?! » et par une magie qui lui était alors inconnue, elle disparut dans un éclat de lumière blanc la laissant démunie. Sans qu’elle n’y comprenne quoi que ce soit, Elya senti quelque chose lui serrer la main et la transporter. Soudain, elle eut froid, il faisait noir, elle ne voyait plus rien et se mit à hurler de peur. Autour d’elle, le vide, le sol était froid, gelé. Elle commençait à trembler, et ses pieds glissaient, quand tout à coup, des lumières rondes dorées s’illuminèrent autour d’elle, laissant des pointes lumineuses étincelantes, flottantes. Les éclats scintillèrent tandis qu’Elya s’apaisa et fixait ces beautés, comme la lumières de la paix, laissant son esprit se dénouer de ses maux et insuffler la liberté, c’était une grande salle non meublée, sombre, avec juste comme éclairement, ces luminosités. Son souffle se calma. Devant elle, apparut lentement une silhouette et l’on entendit d’une voix distincte « Il était temps ! »

« Qui est-ce ? »

« Tu n’te souviens donc pas d’moi ? Je suis Pimprenelle, sous-nommée Pioul’bleu. »

« Oh ! Mais, où sommes-nous ?… »

« Nous sommes dans l’antre personnelle du Père Nowel, je viens y réfléchir et poser mon esprit en fixant ces lumières, étonnantes n’est-ce-pas ? »

« Plus que ça…. » Dit-elle en tendant le doigt vers l’une d’elle…

« N’y touche pas ! Ecoute-moi… » Se mit-elle à dire d’une voix accusatrice, tapant sur son doigt.

« Cet assassinat est une tragédie. Le père Nowel représentait tout ce qu’il y a de bon en ce monde, cet acte transpire la haine, les décadences d’ivresses de ce monde et sans lui, une flamme bienfaitrice s’éteint. Ce fut un homme de bon sens, une source de bonheur qui dessinait des désirs d’évasion et de fête, un torrent de liberté, une sorte de porte de sortie au monde actuel. C’est un xelor du nom d’Igust, à l’âme sombre et néfaste qui a agi. Sur le lieu du crime était retrouvé ce parchemin : « Descendre est temps de Djaul, démon mineur, serveur de Rushu, son sang a coulé en son choix. La flèche l’a transpercé telle l’annonciatrice de la guerre et de la haine, le sang coulant du long, nous vous tueront, et de cette encre ardente je brûlerai vos chaires et dans les cendres, j’embraserai vos cœurs faibles de sentiments, esclaves de vos brasiers.»

Pâle, Elya rendit le manuscrit. Pimprenelle lui fit engloutir un chocolat d’or en déclarant « Mange donc ! Tu te sentiras mieux ma fille. » Elle la laissa mâcher et reprendre ses idées puis continua « Bien avant l’ouverture de l’île, nous vous avions repérer, Elya, jeune eniripsa à l’âme pure, étincelante de charité et d’amour, sculpteuse dans un quartier pauvre à Bonta. »

Elya, surprise fixa Pimprenelle d’un air intriguée.

« Oui, je sais qui tu es, nous nous étions dit, que tu étais parfaite pour intégrer l’île de Nowel, et pourquoi pas un jour, prendre place aux devants du traineau, le Père Nowel voulait assurer sa relève. »

« Moi… ?Vous devez vous trompez ! » Dit-elle surprise. « Je ne suis qu’une modeste sculpteuse ! »

« Absolument pas ! Tu te dois de te charger de remplir la mission du Père Nowel en sa mort, il t’avait choisie, tu étais celle qu’il voulait, et je lui fais confiance, la Mère Nowel n’est pas apte à assurer cette mission. Elle s’occupe d’interroger Igust, il a était arrêté par l’armée Brakmarienne dans des terres reculées des landes de Sidimote. »

« Que dois-je faire… ? » Demanda-t-elle d’une voix hésitante.

D’un sourire en coin, elle dit doucement : « Que crois-tu que l’on fait avec le Père Nowel habituellement ? »

Dans un grand coup vent glacial s’ouvrit les deux gargantuesques portes de la salle et devant, le légendaire traineau se posa. Les huit cerfs au nez rouge étaient là. Il était magnifique, il brillait, il illuminait, un sac gigantesque complètement plein à l’arrière, sans doute remplit de cadeaux. Derrière illuminait les sapins décorés laissant apparaître les seules lumières qui éclairaient l’île, des lumières de plusieurs couleurs laissant de la place juste pour l’envie d’y courir et de s’évader. Une île vide de vie.

Pimprenelle posa alors sa main sur l’épaule d’Elya : « C’est un compte à rebours amorcé maintenant, tu ne peux plus reculer, ne t’inquiète pas, c’est une aventure extraordinaire. Il faut y aller, nous sommes le 24 descendre, le temps presse. »

Elya avançait d’un pas hésitant se demandant pourquoi avançait-elle ? Quand soudain elle s’arrêta voyant les cerfs avancer vers elle, l’un d’eux posa sa tête en dessous de sa main, en signe de reconnaissance et de respect. Elle le caressa avec douceur et réciprocité de respect. Décidée : « Allons-y ! »

« ACCELERATION ! »
cria Pimprenelle d’une voix hystérique, et les cerfs se mirent à courir promptement jusqu’à s’envoler vers les toits fumants de cheminées qui, surtout en cette année néfaste, devait garder en SON nom, la magie du feu de bois de Nowel. Pimprenelle et Elya passèrent la nuit à lâcher les cadeaux dans les terres du monde des douzes sous un ciel étoilé, comme un océan bleu marine laissant les vagues d’une nuit paisible et sans fin…

Il existe… Encore…

Auteur: Lykhyanah
• Lundi 26 décembre 2011

Promenade de Nowel

Aujourd’hui, 6 Descendre 641, adossé aux murs imposants de la cité Bontarienne, j’épiais attentivement l’horizon afin d’apercevoir le moindre signe d’hostilité. Les effectifs autour de l’enceinte de la cité étaient généralement amoindries jusqu’à la fin du mois. Quelques protecteurs, moi y compris, étaient donc mobilisés afin de renforcer la garde.

Ce mois de Descendre était maudit depuis des siècles par Djaul, fidèle de Rushu. En ces fraîches soirées précédant les festivités, il n’était pas rare de voir quelques factions brakmariennes, vouant un culte à ce vil démon, profiter de notre vulnérabilité passagère afin de rendre hommage à leur dieu.

Le paysage que j’avais devant les yeux était pour le moins chaotique. De sombres nuages gorgés d’eau stagnaient dans un ciel menaçant. D’impressionnantes rafales de vent, effleurant les hautes herbes des plaines, balayaient les nombreuses feuilles d’ifs qui jonchaient le sol. Des bourrasques, de sens opposés, s’amusaient à faire tournoyer ces feuilles avec légèreté au rythme d’une danse effrénée.

Devant ce lugubre spectacle, une seule chose pouvait réchauffer mon cœur : la gelée fraise ! Je plongeais délicatement mon auriculaire dans mon pot de ce délicieux met et léchait avec délicatesse mon doigt gelé par le froid qui régnait dehors. Cet intense moment de bien-être me fit me perdre dans mes pensées.

La réalité me rattrapa en un instant, un soldat venait me relever de la garde. Comme à mon habitude, chaque 6 Descendre, je me baladais dans les différentes contrées tout en observant avec amusement les comportements, habitudes et coutumes des habitants préparant la période de Nowel.

Après une petite marche haletante, j’arrivais au bruyant mais ô combien populaire zaap de la cité d’Astrub. Une fois les murs longés pour qu’on ne me vole pas ma bourse, j’observais attentivement ces étranges personnages communément appelés « bworks » en référence à leur langage grotesque. Leur excitation était palpable, j’entendais parler ici et là de moyens plus ou moins farfelus pour se rendre sur l’île de Nowel, de Père Nowel en rut et de vente à la criée d’un certain « Hurledent » que, bizarrement, aucun habitant du monde des douze n’avait encore aperçu. Un groupe de crâs, pris d’une certaine euphorie liée à l’acquisition d’une cape et d’un bonnet Nowel, couraient dans tous les sens bousculant les uns et les autres provoquant une discussion bworkesque sans fin. De vifs tapotements sur mon épaule droite attirèrent mon attention. Un sram commençait à me parler : « C’est Nowel ! C’est Nowel ! Je donne ma bourse de kamas par générosité ! Ouvre ta bourse, je viderais le contenu de la mienne dans la tienne ! ». Il eût comme seule réponse un petit ricanement de ma part suite à quoi il me lança : « Blaiweau ! ».

Bref… Astrub, ses bworks, ses arnaques, tout un programme !

Comme à mon habitude, je continuais mon chemin en direction du zaap d’Amakna et de ses alentours. Arrivé là-bas, après m’être assis entre deux petits arbres qui balbutiaient, j’observais la scène qui était ma fois assez cocasse. Là où, généralement, l’on voyait un flot régulier de personnes courir dans tous les sens ; aujourd’hui, on aurait dit que le temps s’était arrêté pour les personnes qui se dirigeaient vers l’Ouest. Les rafales cadencées venant de l’Est frappaient avec une incroyable force les personnes qui s’y opposaient. D’un autre côté, les individus portés par les bourrasques étaient propulsés en avant et avançaient à une vitesse affolante. Nul besoin de vous dire que c’était un spectacle pour le moins hilarant au point de me demander si Xelor n’y était pas pour quelque chose !

En cette joyeuse période de Nowel, les conversations des différents Amaknéens qui stationnaient aux abords du zaap étaient portées sur l’accès prochain à l’île. La plupart se délectaient avec gourmandise de rumeurs en tout genre et commençaient à se renseigner et à se préparer afin d’obtenir le plus rapidement possible une multitude de cadeaux notamment un fameux « Hurledent » que j’entendis dans plusieurs discussions. Une rumeur fondée ? Nul ne le sait… Mais il semblerait que chacun soit prêt à mettre toutes les chances de son côté afin d’acquérir l’animal tant adulé. La fameuse magie de Nowel était bien présente, il suffisait d’un mot bien choisi en rapport avec l’île pour voir une meute d’individus se retourner avec des yeux scintillants gros comme des prunes et, par la même occasion, se faire inonder de questions. Nombre de personnes commençaient à revêtir les soyeux vêtements chauds que leur avait confectionnés Paro Cabanne afin d’affronter le froid glacial de l’Ile de Nowel !

Bref… Amakna, sa populace agitée, une scène digne des plus grands ballets !

Ma brève escapade se termina sur la ô combien importante place du Château où se réunissent régulièrement quelques têtes familières. Une fois arrivé, le calme était de rigueur comme la plupart du temps néanmoins je pouvais observer le petit arbre à peine décoré qui subissait de plein fouet les rafales de vent. Il avait l’air plutôt mal en point, ses feuilles s’envolaient brutalement, les racines commençaient à sortir sommairement de la terre, le tronc pour le moins chétif en était presque à être à la parallèle du sol. Rewo’ se tenait juste à côté de « son » arbre et menait un combat perdu d’avance. Il tirait aussi fort qu’il le pouvait sur le pauvre tronc afin de le maintenir à la verticale mais rien n’y faisait contre la force de la nature. Son regard était vide de sens en sentant que l’arbre n’allait peut-être pas passer l’hiver, ses yeux étaient rouges, cela ne m’étonnerait pas de voir apparaître dans les prochaines minutes une larme descendre avec légèreté le long de sa joue.

Les autres individus du zaap s’adonnaient à de petites boutades en lien ou non avec Nowel. D’un autre côté je pouvais observer Kana’, rêveuse et ne prêtant nulle attention au malheur qui allait se produire à côté d’elle. Il n’y avait qu’une chose qui pouvait faire rêver Kana’ à ce point : l’acquisition d’un nouveau bouclier de Nowel ou la hotte du Minotoboule, pour sûr ! Un bruit retentissant se fît entendre ! Quelqu’un lançait des fées d’artifice, quel beau spectacle, cela me fit presque oublier la médiocrité du temps !

Bref… le Château, ses craintes, ses rêves, une distraction perpétuelle !

Auteur: Lykhyanah
• Lundi 26 décembre 2011
« Tombe la neige, en Amakna,
Si tôt a terre, tous se ruent sur toi
Toi qui dit tant sans avoir de voix
Annonce la saison où les cadeaux sont roi
Braves gens regardez tomber,
Savourez cet instant passé,
Touchez dont ces légers flocons
Regardez dont ce que nos enfants en font
Braves gens tous ici présent,
Admirez ce manteau blanc,
Braves gens tous ici présent
Continuez avec moi ce doux chant
Et siiiiii la neeeeiiiiggggggeee,
Etant si bellllllllle,
Et siiiiii la neeeeiiiiggggggeee,
Etait mortellllllle,
Tombeuuuuh la neige, en Ammmmaaaaknaaa
Elle est si douce cette saison laaaaa »

« Tsss. » Lâcha Feitan, assis en haut d’un arbre écoutant les habitants de ce village chanter.
Nous voici en Descendre 630. Feitan était le xelor le plus noir d’âme et un des plus intelligents que la terre ait pu donner, mais contrairement à d’autres il l’utilisait ce don pour n’apporter que malheur et tristesse dans le monde, la seule chose qui lui plaisait, c’était tuer. Sans raison simple, seulement dans le but de jouir de cette sensation qu’il aimait tant, ce sentiment de puissance.
Il détestait cette période de l’année, elle était trop joyeuse. Tous les gens se réunissent, entre amis, en famille, au chaud pour passer des moments de joie alors que la neige tombe. Feitan lui n’avait ni amis, ni famille, et n’avait ni endroit où vivre, il errait de ville en ville, fuyant les autorités, et toujours à la recherche de nouvelles proies. Mais ce que cet horrible criminel détestait encore plus, c’était la distribution de cadeaux et ce personnage si légendaire, le Père Nowel. On disait de ce dernier qu’il avait plus de 600 ans, qu’il avait tout vu, qu’il arrivait à savoir le passé de chacun en un simple regard et qu’il avait survécu aux pires peuples. Feitan haïssait cette personne sans même savoir pourquoi et commençant à s’ennuyer de tuer les plus puisen iops, les plus habiles crâs et ne ressentant plus autant son plaisir qu’autrefois, décida de tuer le Père Nowel. Chose pas si simple à préparer, il décida donc de retourner sur ses terres natales, là où il s’était réveillé un matin sans rien savoir de qui il était, il ne sait de lui que son nom car ce jour-là, à son réveil, il ne portait seulement qu’un bracelet où était gravé Feitan. Il se mit donc en route.

4 jours plus tard.

A son arrivée, il ne vit que des débris de ce qui devait être une maison, il se rappelait exactement de l’endroit mais aucun autre souvenir ne revint, il s’installa sous une sorte d’abri qui tenait encore debout. Il fit un feu, s’assit à côté et se mit à méditer. Il lui restait une journée à attendre, ce soir sera le moment de passer à l’action, de rendre réalité ce moment qu’il s’imagine depuis plusieurs jours. Plus l’heure s’approchait de minuit, passage supposé du Père Noël, plus il était excité. Il ne voyait en cet acte qu’un jeu, qu’un défi qu’il se lançait, qu’un plaisir, il ne pensait pas aux conséquences que cela pourrait engendrer sur les enfants du monde des 12 tout entier. Soudain, un craquement le fit sortir de sa méditation, comme si quelqu’un marchait ou si quelque chose était tombé, il avait l’ouïe surdéveloppée. Il donna un coup d’œil à gauche, un à droite, rien. Il resta quand même attentif et se prépara au combat, il ne lui restait que quelques minutes. Tout à coup il vit un traineau descendre à toute vitesse du ciel, pour se poser à une dizaine de mètres de lui, ça ne dura qu’une fraction de secondes. Il s’approcha, le pas léger, essayant d’apercevoir quelque chose dans cette forêt, il avait pour seule lumière, la lune, qui était alors pleine. Il tomba nez à nez avec un petit homme tout en rouge, il envoya directement un coup de couteau, cet homme l’esquiva facilement, un autre, puis un autre, rien à faire, son adversaire était trop rapide. Sourire aux lèvres, le Père Noël dit : « Bonsoi… » Feitan ne lui laissa pas le temps de finir, il enchaina les coups, les sorts, il avait beau essayer, rien à faire son adversaire n’avait pas l’air puisen mais il était agile, vif et souple, surtout pour son âge. Son adversaire recula, il fixait le xelor, il semblait l’emprisonner sans le toucher, Feitan ne pouvait plus bouger, il leva la tête, fixa le Père Noël dans les yeux et se sentit soudain coupé du monde, sa vie se mit à défiler devant ses yeux depuis sa naissance. Il se voyait. Il se voyait lui étant petit, avec ses parents, il se voyait grandir, heureux. Puis il vit guerre, des soldats adverses tuant tout le monde, il se voit encore tenant la main de sa mère qui voulait le cacher dans une maison repoussée du village pendant que son père se battait, elle le déposa dans cette cabane, lâcha un : « Je vais revenir chéri, d’accord ? -D’accord Maman. » répondit-il, confiant. Elle esquissa un dernier sourire et partit aider son mari. Il se vit enfin recevoir un coup d’un soldat qui pensait l’avoir tuer mais qui ne fit que le plonger dans un coma qui lui fit perdre la mémoire. Il retourna à la réalité :
« Bonsoir jeune xelor, j’ai fais tomber un cadeau en passant tout à l’heure, tu ne l’aurai pas vu par hasard ? » Demanda joyeusement le Père Noël. Feintan ne savait pas quoi répondre, il s’écroula assis par terre, dos à un arbre et pleura à chaudes larmes. Il se rendait enfin compte qu’il n’avait pas été abandonné et qu’il n’avait pas en vouloir au monde entier, il s’en voulait d’avoir fait tous ces méfaits. Le Père Noël lui, marcha quelques mètres, ramassa le cadeau perdu. Il allait repartir et ajouta en souriant : « Joyeux Noël, Feitan ». Ce dernier le regarda s’envoler avec admiration, même sur son traineau il était plus rapide que quiconque.
Deux jours plus tard, on vit Feitan se rendre aux autorités, il avoua tous ces méfaits, un par un, en s’excusant régulièrement. On l’installa dans une cellule, il y passera le restant de ses jours mais il était quand même presque heureux, il savait qui il était. Il regarda le ciel à travers la fenêtre et chuchota un « Merci… ».

La légende disait donc vrai : « Ce petit homme nommé Noël, ravivant les flammes les plus frêles, faisant le tour de chaque foyer ici bas, amènera chaque année la joie, jusqu’à la fin des temps, tant que le rêve le rendra vivant… »

Auteur: Lykhyanah
• Lundi 26 décembre 2011

Auteur: Lykhyanah
• Lundi 26 décembre 2011

(À chanter sur l’air de Vive le vent)

L’Odyssée

Au chateau d’Amakna, à Frigost ou à Bonta,
Vivent des gens bizarres, prêts à tuer n’importe quoi
Si tu n’les connais pas, vas au parc, tu les verras
Leur blason jaune et bleu, brillant de milles feux

HO,

L’Odyssée, l’Odyssée, on va tataner
Le Tengu, Le Kimbo, et Le Kolosso HO
L’Odyssée, L’Odyssée, on va bien s’marrer
Des Canards, des Blaireaux, on a tout c’qu’il faut

Elys, Gold, Kana, Pero, Rob, Anou, Tommy, Rewo
V’la les zigotos, qui vous feront rire tout haut
Evil, Igust, Stanya, Eles, Sli et Lykhyanah
Avec eux pas de soucis, vous oublierez tous vos ennuis

HO

L’Odyssée, l’Odyssée, les méchants n’ont qu’à se cacher
Aztech, champma, arc, grésillo, les vilains vont prendre gros HO
L’Odyssée, l’Odyssée, on va s’amuser
A dropper plein de tutus et passer des exos

Des cras, des iops roxxor, des sous-classes et des cheatées
Aucun donjon n’effraie les puisents de l’Odyssée
Et on est tellement gentil, que même le rose est permis,
C’est pour ça qu’Kea et iopy sont nos amis

HE

L’Odyssée, l’Odyssée, V’nez nous rencontrer
En Kolizée, en DC ou au zaap à glander HE
L’Odyssée, l’Odyssée, Mais venez pas pleurer
Si contre nous vous perdez car on est tous ABUZAYYYYY

Auteur: Elys
• Samedi 24 décembre 2011

Le voleur de Nowel

Slidaen : Sherlock Lyk ?
Lykhyanah : Oui, chère Sli Poirot ?
Slidaen : Il paraît qu’un vilain voleur essaye de foirer le Nowel de toute la province d’Amakna.
Elayne : Le fourbe…
Lykhyanah : Nous sommes ici pour une affaire de la plus haute importance, me semble-t-il !
Rasetsu : Un violeur de cadeaux !?
Slidaen : Il faut ABSOLUMENT qu’on le débusque, le malotru ! Sinon, la cheffe-reine ne pourra pas satisfaire son mari/peuple…
Tommy : Qui prend les paris ? 300 kamas sur un xélor.
Lykhyanah : Tendons-lui un piège ! Mais à quoi ressemble-t-il ?
Pero : 500 terrines qu’il est petit !
Lykhyanah : Grand, m’a t on dit ?
Pero : Et merde !
Slidaen : Nos informateurs iops nous l’ont décrit comme grand et beau, Sherlock Lyk.
Lykhyanah : Puissant aussi, il me semble !
Slidaen : Tendons-lui un piège !
Lykhyanah : C’est justement ce que je proposais…
Pero : Technique de sram…
Scabre : Etouffe-toi !
Igust : Grand, voire petit, beau et puissant ? Merde, c’est tout moi, je dois souffrir de schizophrénie doublée de pertes de mémoires.
Slidaen : Chuuuuutttt, j’entends du bruit, cachons nous !
Lykhyanah : Il va nous falloir de la patience mais nos appâts devraient l’attirer !

Nos deux détectives couvrent alors la scène de cadeaux aux couleurs vives, de toutes tailles. De certains s’échappent un délicieux fumet, faisant saliver l’assistance. Il faut d’ailleurs toute la force de Tommy pour empêcher Pero de se jeter dans le piège.
Sli Poirot se cache dans un énorme cadeau, tandis que Sherlock Lyk se déguise en un mignon petit sapin couvert de neige. Entre alors un grand, beau et puissant… xelor.

Tommy : Haha ! J’ai gagné ! Par ici la monnaie !
Evilusion : Ah enfin ouverte ! Fichue porte… Trois heures que je m’acharne sur la serrure ! Dire que j’avais juste à tourner la poignée… M’énerve, ces gens qui ne ferment pas leur porte à clé.

Cette entrée en scène provoque divers chuchotements, discrets, évidemment.

Elayne : Grand et beau, hein ?
Tommy : Et puisen ?
Slidaen : Grand et beau, donc. Il faut vraiment tuer ces iops… Informateur de pacotille.
Lykhyanah : Pourtant ils avaient l’air sérieux…
Slidaen : Ca reste des iops, Sapinrlock Lyk.

Evilusion : Han mais c’est classe ici, doit y avoir des cadeaux roxxatifs à voler !

Excusez son langage, il a eu une enfance difficile.

Evilusion : AH MAIS OUAIS !! TROKOULE ! Beurk d’la terrine…
Pero : Me retenez pas, j’vais le tuer.
Evilusion : Han une baguette… Et là, MON VOILE ! ENFIN JE TE RETROUVE !
Lykhyanah : Tiens toi prête, Sli Poirot !
Slidaen : Attention, il se rapproche.
Evilusion : D’la bière ? Il était temps, j’ai la soif. Ha ? Mais il en reste un, j’avais pas vu ce gros cadeau. Doit être trop bien lui. Allez, j’le déballe !

Surgit alors Sli Poirot, armée jusqu’aux dents.

Slidaen : HAHA FIL FELON ! Ton heure a fonné !

Pas facile, de parler la bouche pleine.

Lykhyanah : NOUS T’AURONS !

Sherlock Lyk, encore couverte de branches, s’avance vers le voleur, l’épée à la main.

Evilusion : Naaaaa c’pas moi !
Slidaen : A L’ATTAQUE !
Evilusion : J’le jure c’pas moi !

Sli Poirot, déterminée, bande son arc, s’applique, vise, vise encore, tend un peu plus la corde, vise, s’applique, vise, commence à avoir mal aux bras, et décoche sa flèche… dans le fessier soudainement douloureux de Keaphyx, qui n’en demandait pas tant.

Keaphyx : Owi, Sli, je veux bien t’épouser moi aussi !
Evilusion : AIE !

Heureusement, Sherlock Lyk est un peu plus précise que sa partenaire.

Slidaen : OUSTE ! FICHE LE CAMP DE LA !
Lykhyanah : Nous t’avons eu !
Slidaen : ET NE REVIENT JAMAIS PLUS !
Lykhyanah : JAMAIS PLUS !
Slidaen : Je l’ai déjà dit ma cocotte, t’es gentille.

Et c’est ainsi qu’Evilusion, petit xélor de son état, voleur de cadeaux à ses heures, quitta la salle, la queue entre les jambes. Il passa le reste de sa vie à regretter ses actes, traquant les moutons pour assurer sa survie.

Pero : C’est pas tout ça, mais j’ai faim. Et vous me devez 500 terrines…